Accueil chaleureux, service attentionné, menu de salades, soupes, sandwiches. Délicieux chaï glacé. Impossible de résister au pain maison & aux biscuits. Magnifique terrasse.
Quel beau bistro! L'ambiance est celle des cafés du Plateau de la fin du 20e siècle (avant la gentrification & la "starbuckisation" massives), ces cafés originaux qui avaient une déco éclectique & un esprit bohème. & la terrasse pleine de plantes & d'arbres est tout simplement féérique, surtout en soirée quand les guirlandes de lumières sont allumées. Aussi, leur cappuccino est vraiment excellent!
L'une des plus belles terrasses de Montréal, l'intérieur est superbement décoré également. J'y vais depuis une quinzaine d'années & le menu n'a pas vraiment changé, une sélection de nouveaux sandwichs serait intéressant. Les serveurs/serveuses sont généralement sympathiques. Je recommande fortement les sandwich CBLT & Tomate meurtrière ainsi que le Chili végétarien. J'y reviendrai toujours!
Aussi insaisissable qu'un pain de savon sous la douche, une famille d'amis de l'église à qui je relance assidument des invitations à un bon repas après le service n'y ont pas encore donner suite en dépit de leurs intentions réitérées. Ce dimanche-ci non plus, notre plan (ou : le mien) dont l'établissement remontait à deux semaines plus tôt ne s'est pas concrétisé, mais rien de moins grave ! En premier lieu, il n'y a absolument aucune presse & je garde bon espoir quant à sa réalisation prochaine. En second lieu, il y a un rapprochement, lent, mais sûr, qui s'effectue à peu près chaque jour du Seigneur & je leur ai préparé l'une de mes grandes spécialités, des scones, pour qu'ils pensent à moi avec bonheur pendant la semaine. Stratégie, stratégie ! Pour cette virée au Café Santropol, j'ai donc eu le bonheur d'être convoyé par K. que vous connaissez, cette amie comme un don du ciel toujours partante pour une excursion culinaire. Dans le décor montréalais depuis plus de cinquante ans (1976) à coups de pédales du parc Jeanne-Mance, l'établissement jouit d'une terrasse, aux couleurs vives, bien à l'ombre sous un couvert végétal qui offre un rare, voire unique contact avec la nature en milieu urbain. Ce havre verdoyant s'impose comme leur argument phare, sans pour autant éclipser l'intérieur, dont le charme d'antan & éclectique nous captive tout autant. Les clients, paisibles & enjoués, contribuent à l'impression de sérénité qui se dégage de l'endroit. Des oiseaux pointent leur bec en espérant récolter quelques miettes. Sur le menu, les sandwichs au fromage à la crème sont à l'honneur & nous avons opté pour le plat du jour, le Santropol, au fromage bleu & un second recommandé par notre serveuse (qui s'est volatilisée par la suite), le triplex Saint-Urbain avec noix de Grenoble & miel. Pour faire glisser le tout, un gaspacho & un frappé à l'espresso sont venus garnir notre table. Un sandwich par personne, & même un pour deux pour les petits appétits, devrait faire votre affaire. Celui-ci se présente devant nous, énorme, encadré par deux tranches d'un moelleux & frais pain brun maison, rempli de bonnes intentions, mais sans marquer notre imagination. Ils ont beau être bourrés de fromage, ils m'apparaissent banals, manquant d'élaboration & d'éclat, un brin figé dans le temps. À notre humble avis, K. & moi croyons que cette observation s'étend également au gaspacho, elle qui n'en a pris qu'une cuillerée & moi qui, fait rare, ne l'a pas fini. Seul le frappé à l'espresso a apporté un peu plus de contentement à nos palais assoiffés par cette étouffante chaleur estivale. En l'espace de trente secondes, il ne restait que le quart du liquide dans le petit récipient conique. Côté réjouissant, la promptitude de la préparation des mets en cuisine contrebalance l'attente initiale, qui peut s'étirer sur dix à quinze minutes à l'extérieur. Néanmoins, le service est demeuré effacé : on n'a plus prêté attention à notre emplacement jusqu'à ce que soit venu le temps de dégreyer. Pour conclure, dans l'éventualité où l'appel de ce havre de fraîcheur se faisait à nouveau entendre, je me contenterais sans peine d'une boisson seule & d'une bonne conversation, bien qu'un dîner pour deux ne franchisse guère le seuil de l'abordabilité : 45 $ pour deux, à l'exclusion du pourboire.