En 2026, le Festival ELEKTRA place sa programmation sous le signe d'un malaise profondément contemporain. En détournant le titre du célèbre roman d'Aldous Huxley, cette nouvelle édition interroge notre rapport à la technologie à une époque où l'innovation est à la fois fascinante et déstabilisante. Derrière les promesses de progrès se profilent la standardisation algorithmique, l'automatisation du divertissement et une déconnexion croissante du réel. Une idée déjà formulée par Guy Debord dans La Société du spectacle en 1967 : celle d'un monde où la médiation technologique remplace progressivement l'expérience directe.
Portée par cette réflexion, la programmation se déploie dans quatre lieux à Montréal : PHI, la Société des arts technologiques (SAT), la Galerie FOIL et l'École NAD. Le public y découvrira des performances audiovisuelles, des expériences immersives en dôme et des expositions qui interrogent la perception, le corps et les systèmes techniques. Ce parcours artistique est également accompagné d'un volet professionnel visant à favoriser les échanges entre artistes, commissaires, diffuseurs et autres acteurs du milieu culturel.





































